Juin Vert 2026 à La Réunion : Cancer du col de l’utérus, deux gestes, une protection

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juin vert : mois de sensibilisation au cancer du col de l'utérus

Vaccination HPV et dépistage : l’ARS La Réunion, la CGSS Réunion et Cap Onco Réunion appellent à renforcer la prévention du cancer du col de l’utérus.
À l’occasion de juin vert, mois dédié à la prévention du cancer du col de l’utérus, les partenaires institutionnels et acteurs de terrain se mobilisent autour de la vaccination contre les HPV et le dépistage du cancer du col de l’utérus.

En 2026, l’objectif est de renforcer les actions vers les publics les plus éloignés de la prévention : personnes en situation de précarité, femmes vivant avec un handicap, dans les communes où la participation au dépistage reste la plus faible.

Chaque année en France, plus de 3 100 cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués et environ 700 femmes en décèdent. 

A La Réunion, une soixantaine de nouveaux cas est diagnostiquée tous les ans. Le nombre de décès est autour d’une quinzaine. 

Le cancer du col de l’utérus est dû principalement aux HPV, les papillomavirus humains.  Les HPV sont très fréquents : 8 femmes sur 10 y seront exposées au cours de leur vie. Lorsque l’infection persiste, elle peut entraîner des lésions précancéreuses, qui peuvent évoluer vers un cancer. 

Pourtant, grâce à la vaccination contre les HPV et au dépistage régulier entre 25 et 65 ans, le cancer du col de l’utérus pourrait être évité dans 90 % des cas, selon l’Institut national du cancer. 

La prévention repose donc sur deux leviers complémentaires : la vaccination et le dépistage.

Les HPV pouvant induire d’autres localisations de cancer que le col de l’utérus : anus, vulve, vagin, pénis ou gorge, la vaccination concerne les filles et les garçons. 

Elle est d’autant plus efficace qu’elle est réalisée tôt, entre 11 et 15 ans. Le schéma vaccinal complet consiste en deux doses, espacées de 6 mois. 

Le rattrapage vaccinal peut aller jusqu’à 26 ans et doit également être mieux connu des jeunes adultes. Le schéma vaccinal complet consiste alors en 3 doses, espacées d’un mois entre les deux premières et de 6 mois entre la 2ème et la 3ème dose.

La vaccination HPV n’est pas seulement une vaccination contre une infection : c’est une vaccination contre des cancers

Le dépistage concerne les femmes de 25 à 65 ans, qu’elles soient vaccinées ou non.

  • De 25 à 29 ans : le dépistage repose sur la réalisation d’un frottis, puis d’un second un an plus tard. Si les résultats sont normaux, le dépistage est ensuite réalisé tous les trois ans.

  • De 30 à 65 ans : le dépistage repose sur un test HPV-HR réalisé tous les cinq ans.

Dans le cadre du dépistage organisé, le test est pris en charge à 100 %, sans avance de frais.

Même vaccinée, une femme doit commencer le dépistage à 25 ans et le poursuivre jusqu’à 65 ans.

À La Réunion, la participation au dépistage du cancer du col de l’utérus progresse. Santé publique France estime le taux de participation standardisé à 65,8 % en 2024, supérieur au taux national de 60,9 %, mais encore inférieur à l’objectif national et européen de 80 %.

Ce taux moyen masque toutefois des disparités territoriales, avec des participations moindres des femmes domiciliées dans pratiquement toutes les communes de l’Est et dans certaines communes de l’Ouest et du Sud, selon l’exploitation faite par l’ARS. 

S’agissant de la couverture vaccinale, elle progresse également, selon les données 2025 publiées par Santé publique France : 

Jeunes de 15 ans 1 dose Réunion1 dose hexagone2 doses Réunion2 doses hexagone
Filles33,8%62,5%24,7%51,6%
Garçons17,9%46,9%9,4%32,9%

Elle reste inférieure aux niveaux observés dans l’Hexagone. La cible nationale est de 80% à horizon 2031.

Les médecins, sage-femmes, infirmiers et pharmaciens sont des interlocuteurs de première ligne pour informer, rassurer et proposer la vaccination aux familles et aux jeunes

La dernière étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) montrant que les personnes modestes recourent moins souvent au dépistage du cancer et à la vaccination HPV, les actions cibleront prioritairement les communes où la participation au dépistage est la plus faible, les publics en situation de précarité, les femmes en situation de handicap ainsi que les jeunes et familles insuffisamment informés.

Cette orientation répond à un enjeu d’équité et de réduction des inéquités sociales et territoriales de santé.

 

L’ARS La Réunion pilote la stratégie régionale de prévention des cancers et soutient les actions d’aller-vers collectives, menées avec les partenaires du territoire.

La CGSS Réunion contribue à l’information et au rappel des personnes concernées par les programmes de dépistage.

Cap Onco Réunion assure la coordination territoriale des acteurs mobilisés et accompagne les professionnels dans les actions de prévention et de dépistage.

Pendant tout le mois de juin, des actions seront organisées sur le territoire : 

  • stands d’information, 

  • ateliers de prévention, 

  • interventions en établissements sanitaires et médico-sociaux, 

  • médiation en santé 

  • orientation vers des rendez-vous de dépistage ou de vaccination.

Toutes les manifestations sont à retrouver sur le site de CapOnco Reunion

 

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