Cette année, le thème de la Journée mondiale contre le tabac « Démasquons les tactiques de séduction – luttons contre la dépendance à l’égard du tabac et contre l’addiction nicotinique » alerte sur les stratégies marketing développées pour attirer les jeunes vers les cigarettes électroniques, puffs et autres produits dérivés et les rendre dépendants à la nicotine.
Rendez-vous sur le site:Journée mondiale sans tabac 2026).
Pour les personnes souhaitant arrêter de fumer et/ou vapoter des dispositifs d’aide et d’accompagnement par des professionnels de santé, soutenus par l’ARS La Réunion, sont proposés à tous, adultes comme jeunes.
16%
des réunionnais de 18 ans et + fument quotidiennement en 2024 contre 21% en 2021(Baromètre santé Dom)
Près de 9%
des jeunes réunionnais de 17 ans fument quotidiennement en 2023 contre 21% en 2017(Enquête ESCAPAD DROM)
Le tabac est un facteur de risque avéré pour de nombreuses pathologies graves, notamment des cancers (poumon, gorge, bouche, lèvres, pancréas…), mais aussi des maladies cardio-vasculaires et des affections respiratoires chroniques comme la Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).
Pourtant, il est toujours temps d’arrêter de fumer : même lorsqu’il intervient tardivement, le sevrage tabagique apporte des bénéfices importants et rapidement mesurables pour la santé.
9,5%
des lycéens déclarent un usage quotidien de tabac et/ou de cigarette électronique, dont 2,6 % utilisent les deux produits chaque jour(EnCLASS 2024)
58%
des jeunes réunionnais de 17 ans ont déjà expérimenté la vape
contre 57 % en hexagone(ESCAPAD,2023)
Les données s’inscrivent dans les tendances nationales observées par l’enquête EnCLASS 2024.Si le tabagisme quotidien diminue chez les jeunes, la progression du vapotage invite à rester vigilants face aux nouvelles formes de consommation et de dépendance à la nicotine et ses dérivés.
Si les cigarettes électroniques jetables, appelées « puffs », ont été interdites en février 2025, de nouveaux dispositifs quasi identiques ont émergé. Présentant certes une dangerosité moindre que les cigarettes et autres produits de tabagisme, ces produits ne sont pourtant pas sans risque pour la santé.
Par ailleurs, ces dispositifs aux arômes sucrés et au marketing particulièrement attractif, favorisent l’initiation à la nicotine chez les adolescents et cherchent à créer une dépendance. Il s’agit en effet de créer un marché captif qui nourrira les ventes des industriels du tabac, souvent derrière ces nouveaux modes de consommation de la nicotine.
La nicotine agit directement sur le cerveau en développement des jeunes et peut créer une dépendance. Le vapotage expose également les utilisateurs à l’inhalation de substances chimiques dont les effets à long terme restent encore insuffisamment connus.
Luttons contre les idées reçues sur les puffs avec l’outil Info/Intox du CRIPS (Centre Régional d’Information, de Prévention et pour la Santé)
A retrouver au sein de l’Addictothèque à Promotion Santé La Réunion.
On peut être addict à la puff même s’il n’y a pas de tabac. - INFO !
Il n’y a pas de tabac dans la puff mais il y a de la nicotine. Or, c’est la nicotine qui est principalement responsable de la dépendance.
La puff aide à arrêter ou réduire la cigarette.- INTOX !
La cigarette électronique peut aider certains fumeurs dans la diminution, voire l’arrêt définitif du tabac et peut donc être considérée comme un dispositif d’appui au sevrage tabagique.
La puff, quant à elle, de par son markéting et les codes véhiculés, est conçue spécialement pour toucher les adolescents non-fumeurs, et les rendre accros à la nicotine.
2% de nicotine dans la puff, c’est peu. - INTOX !
La consommation d’une puff indiquant 2 % de nicotine, c’est 600 bouffées, soit l’équivalent de 40 cigarettes !
Avec un accompagnement de professionnels de santé formés et une prescription de traitements nicotiniques de substitution adaptée, il est possible d’arrêter durablement en 6 mois à 12 mois.
Les solutions pour accompagner les personnes souhaitant arrêter de fumer ou de vapoter sont nombreuses :
consultations de tabacologie dans les établissements de santé ou au sein des CSAPA,
accompagnement par des professionnels de santé de proximité (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes …),
accompagnement via la plateforme téléphonique de Tabac Info Service, 39 89.
>> Retrouvez l’offre de consultations spécialisées en tabacologie à La Réunion sur les sites :
>> Retrouvez dans le programme « NOUT BATAY contre les addictions », un épisode sur le tabagisme sur le site de l’ARS
La lutte contre le tabagisme est une des priorités de l’ARS La Réunion. Différentes actions sont menées, notamment :
Le lancement de l’appel à projets annuel « Prévention et lutte contre les addictions », aux côtés de ses partenaires, pour soutenir les actions de lutte contre le tabac particulièrement des programmes de prévention en milieu scolaire, la mise en place des lieux sans tabac et des actions de communication/sensibilisation en direction du grand public.
Le développement d’une offre de soins renforcée en tabacologie. Dès le second semestre 2026, l’expérimentation portée par l’Association des tabacologues enthousiastes de l’île de La Réunion, permettra d’améliorer l’accompagnement des fumeurs grâce à un parcours de soins coordonné associant professionnels de santé de proximité, tabacologues et suivi personnalisé sur plusieurs mois.
La signature par l’ARS de la charte « Institution sans tabac », aux côtés de la CGSS. Depuis l’année dernière, l’Agence s’engage au quotidien à agir pour protéger la santé de son personnel, des visiteurs et des usagers. Cette démarche s’inscrit dans une volonté forte de réduire l’exposition à la fumée de tabac, en cohérence avec les missions de santé publique portées par l’ARS.
D’autres institutions et/ou collectivités rejoindront le mouvement en 2026.





