Signature du Protocole Creton : L’ARS La Réunion et le Département accélèrent la création de solutions pour les personnes en situation de handicap

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Le président du département, Cyrille MELCHIOR et le directeur général de l’ARS, Jean-Jacques COIPLET, ont signé le 6 mai 2026 un Protocole, dit « Amendement Creton ». Cette signature marque une avancée majeure dans le développement de l’offre médico-sociale et confirme l’engagement des deux institutions en faveur d’un accompagnement mieux adapté aux parcours des personnes en situation de handicap.

« L’amendement Creton » à la loi du 13 janvier 1989 permet le maintien, dans l’attente d’une solution adaptée, de jeunes vivant avec un handicap et âgés de plus de vingt ans dans les établissements médico-sociaux pour enfants handicapés qui les accueillent. 

 

Dans le cadre de la « Convention KHATTABI » signée le 16 novembre 2023, le Département et l’ARS déploient un plan de rattrapage pour mieux répondre aux besoins des personnes en situation de handicap.

Ce plan vise trois objectifs majeurs : 

  • améliorer l’accompagnement des personnes et de leurs familles,

  • réduire les délais d’attente,

  • éviter les ruptures de parcours, notamment pour les jeunes adultes.

Le département et l’ARS ont travaillé ensemble à une programmation qui représente :

  • près de 40 Million d’euros pour le Département, 

  • 44 Millions d’euros pour l’ARS. 

Il permettra la création de plus de 1 800 places et solutions sur l’ensemble du territoire (réponses supplémentaires en établissements ou en service, accompagnement à domicile et sur les lieux de vie, inclusion scolaire et sociale).
Ces réponses supplémentaires pour des familles et des aidants qui en ont tant besoin, sont rendues possibles grâce aux « 50 000 solutions » portées par le gouvernement et l’action volontariste et déterminée du Département de La Réunion.

Dans le cadre de la convention, l’ARS soutient le Département avec une exonération de 13 M€ entre 2026 et 2030 afin d’accélérer la création de solutions pour les jeunes adultes en situation de handicap et de sécuriser le financement du plan.

Est prévue la création conjointe, grâce au Conseil Départemental et à l'ARS de :

  • 125 places en foyer d’accueil médicalisé (FAM) et 225 places en service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH) (cofinancées) 

  • 320 places en service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) et 200 places en foyer d’accueil et foyer de vie (FDV/FAO) (financées par le Département) 

  • 84 places en maison d’accueil spécialisée (MAS) (financées par l’ARS)

À mi-parcours, cette démarche se traduit déjà par des résultats concrets : 

  • plus de 100 places ouvertes par le Département,

  • 48 en cours

Par ailleurs, 583 solutions ont été créées par l’ARS, notamment pour les enfants (accompagnement précoce, scolarisation) et les adultes.

Afin de mieux répondre aux besoins du territoire, une concertation a été engagée avec les personnes concernées, leurs familles et les professionnels. Elle porte sur plusieurs enjeux : l’habitat, les parcours complexes, la vie quotidienne en établissement, le répit des aidants et l’amélioration des parcours.

Ces travaux permettront d’accélérer la création de solutions pour les adultes dans les années à venir. Cette démarche se poursuivra dans le temps. 

Plusieurs actions concrètes ont déjà été mises en place :

  • une gestion territoriale unifiée des listes d’attente, avec 10 travailleurs sociaux mobilisés depuis octobre 2025 pour rencontrer les personnes en attente de places en MAS ou en établissement d’accueil médicalisé (EAM) ; 

  • la création d’une communauté de pratiques pour repenser l’habitat médico-social et faire des lieux d’accueil de véritables lieux de vie.

L’ARS et le Département engagent une transformation de l’offre médico-sociale, avec l’appui des organismes gestionnaires, des représentants des familles et des usagers.

Au-delà des créations de réponses supplémentaires, l’objectif est de passer d’une logique de structures (lits et places) à une logique de parcours et de dispositifs, plus souples et mieux adaptés aux choix de vie des personnes et de leurs aidants.
Cette évolution est déjà engagée et va se poursuivre dans les années à venir.

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