Autotest, un moyen de dépister la Covid-19

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Disponibles en pharmacie, les autotests (prélèvement nasopharyngé) viennent compléter le dispositif de test basé jusqu’à aujourd’hui sur les RT-PCR et les tests antigéniques réalisés par les professionnels de santé.
Qu’est-ce qu’un autotest ? A qui est-il destiné ? Comment l'utiliser ? Que faire en cas de résultat positif ou négatif ? Retrouvez ces informations dans cette rubrique.

Depuis le 12 novembre, les autotests réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé (pharmacien) sont de nouveau reconnus comme preuve pour le pass sanitaire.

Dans le contexte épidémique actuel, les autotests constituent un outil complémentaire des tests antigéniques par prélèvement nasopharyngé et des tests RT-PCR (qui restent la technique de référence pour la détection de l’infection à la Covid-19) réalisés par les professionnels de santé.

L’autotest est réservé aux personnes de plus de 15 ans asymptomatiques (ne présentant pas de symptôme). Il permet de se surveiller régulièrement et de pouvoir mettre en place sans délai des mesures d’isolement en cas de détection de la Covid-19.

Attention : En cas de symptômes ou en cas de contact à risque, vous devez faire un test RT-PCR ou un test antigénique sur prélèvement nasopharyngé.

N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

 

Un autotest Covid-19 est un test antigénique dont le prélèvement et la lecture du résultat peuvent être réalisés seul, d’après les indications fournies par un professionnel et après lecture des conditions d’utilisation et du « guide d’utilisation » disponible en bas de cette page.

Le mode de prélèvement autorisé aujourd’hui est l’auto-prélèvement nasal, qui est moins profond que le prélèvement nasopharyngé pratiqué pour les tests RT-PCR et antigéniques classiques. Le résultat est déterminé en quinze à vingt minutes, selon la notice du fabricant.

En répétant l’autotest une à deux fois par semaine, on augmente les chances de le réaliser au début de la maladie, c’est-à-dire au moment où le virus est le plus présent et le plus facilement détectable, et surtout au moment où on est le plus contagieux.

On multiplie ainsi les chances, si l’on est porteur du virus et qu'on ne présente pas de symptôme, de pouvoir en prendre connaissance, s’isoler, réaliser un test RT-CR de confirmation, de prévenir ses contacts et donc contribuer à rompre le plus rapidement possible la chaine de contamination.

Les autotests sont des tests antigéniques avec un prélèvement nasal non profond qui visent le dépistage, contrairement aux tests RT-PCR et tests antigéniques par prélèvement nasopharyngé qui sont des tests de diagnostic.

La différence réside non pas dans la méthode d’analyse du prélèvement, mais bien dans la manière de réaliser le prélèvement. En effet, en pharmacie par exemple, le prélèvement nasopharyngé pour un test antigénique est réalisé par un professionnel de santé, tandis que dans le cadre d’un autotest, le prélèvement nasal, moins profond, est réalisé par l’usager.

Les autotests disponibles à la vente libre en pharmacie seront pris en charge pour les aides aux personnes âgées et aux personnes handicapées qui sont en contact avec les personnes fragiles à risque de formes graves de la Covid-19.

Sont concernés par cette prise en charge les services d’aide à domicile (SAAD en service prestataire, intervenants mandataires, particuliers employeurs, salariés des SSIAD, salariés de service pour personnes handicapées) et les accueillants familiaux. La dispensation gratuite d’autotest leur sera assurée sur présentation d’un justificatif du professionnel, dans la limite de 10 autotests par mois. 

Depuis le 15 octobre, les tests RT-PCR et les tests antigéniques ne sont plus pris en charge de façon systématique par l’Assurance Maladie.

Cependant, la prise en charge de l’autotest est assurée notamment pour :
• Les personnes ayant un schéma vaccinal complet ou une contre-indication à la vaccination ;
• Les personnes mineures ;
• Les personnes identifiées dans le cadre du contact-tracing fait par l’Assurance maladie et l’ARS 
• Les personnes concernées par des campagnes de dépistage collectif, organisées par l’ARS ou l’Education nationale au sein des établissements scolaires
• Les personnes présentant une prescription médicale ;
• Les personnes ayant un certificat de rétablissement de moins de six mois.

L’utilisation des autotests est autorisée pour les personnes de plus de 15 ans qui ne présentent pas de symptôme de la maladie  :

  • dans le cadre professionnel, notamment pour des campagnes de dépistage itératif à large échelle (pour les personnels en contact avec le public),
  • dans le cadre privé pour la population (se faire tester avant des réunions de famille par exemple, mais sans abandonner les gestes barrières), là aussi de manière répétée.

Il est à souligner que, en cas de symptôme ou si l'on est contact à risque, l’autotest est formellement contre-indiqué : il faut alors recourir à un test RT-PCR ou un test antigénique sur prélèvement nasopharyngé effectué par un professionnel (en pharmacie, par exemple).

Les autotests sont des tests antigéniques. La Haute autorité de Santé impose pour autoriser ces tests que leur « sensibilité », c’est-à-dire leur capacité à détecter le virus chez une personne malade, s’élève au minimum à 80%. Leur « spécificité », c’est-à-dire la probabilité qu’une personne au test positif soit effectivement porteuse du virus, s’élève à plus de 99%. Ainsi le risque de « faux positif » est extrêmement réduit (moins de 1%).

Toutefois, le prélèvement des autotests n’étant pas réalisé par un professionnel de santé, mais par l’usager lui-même, la possibilité d’obtenir un “faux négatif” causé par une erreur de prélèvement est bien réelle. Par ailleurs, le prélèvement nasal ne permet pas systématiquement de détecter le virus, c’est la raison pour laquelle la méthode de référence pour les tests diagnostic reste le prélèvement nasopharyngé.

Il est donc primordial de garder à l’esprit qu’un résultat négatif ne signifie pas nécessairement que l’utilisateur n’est pas porteur du virus. C’est d’ailleurs le cas de tous les tests disponibles : aucun test ne permet en cas de résultat négatif de lever les gestes barrières.

Le caractère itératif – c’est-à-dire répété plusieurs fois – de l’utilisation des autotests permet cependant d’augmenter leur fiabilité par la répétition régulière des prélèvements.

Visionnez la vidéo vous indiquant comment pratiquer votre autotest ci-dessous : 

Retrouvez un guide d'utilisation au format PDF à télécharger en bas de cette page : Comment utiliser l'autotest et que faire en fonction du résultat ?

La réalisation d’un test RT-PCR de confirmation en cas d’autotest positif permet l’entrée de son résultat dans SI-DEP (l’outil informatique de contrôle de l’épidémie).

Faire le test RT-PCR de confirmation permet donc :

  • au patient de bénéficier de la prise en charge par l’Assurance Maladie (délivrance d’un arrêt de travail, aide à l’isolement) ;
  • à la plateforme ARS /Assurance Maladie de mettre en oeuvre le contact-tracing pour identifier les cas contact et casser les chaînes de contamination et lutter contre l’épidémie et de proposer une aide à l’isolement ;
  • de réaliser la détermination du variant par criblage.

Faire le test RT-PCR de confirmation après un autotest positif est donc un geste nécessaire pour soi et pour ses proches. Faire ce test de confirmation est aussi indispensable pour permettre le bon suivi et la maîtrise de l’épidémie. En effet, sans cela le résultat positif n’entre pas dans les indicateurs de suivi de l’épidémie.

La fiabilité de l’autotest est limitée, il est donc toujours possible que vous soyez porteur du virus dans des quantités non détectables, ou qu’une erreur liée au prélèvement fausse le résultat.

Vous êtes ainsi toujours susceptible de transmettre le virus à d’autres personnes. C’est pourquoi il faut impérativement continuer à respecter les gestes et mesures barrières pour ne pas mettre en danger votre entourage et notamment les personnes les plus vulnérables.

Consultez les ressources disponibles sur le site du ministère des solidarités et de la santé