Les papillomavirus humains (HPV) sont très fréquents : 8 femmes et hommes sur 10 y seront exposés au cours de leur vie. Chaque année en France, ils sont responsables de plus de 7 000 cancers.
Les infections bactériennes à méningocoque peuvent provoquer des méningites ou septicémies graves, parfois mortelles, ou entraîner des séquelles importantes. En France, environ 500 cas d’infection et 60 décès sont recensés par an.
À l’entrée dans l’adolescence, la vaccination contre ces maladies offre une efficacité optimale. Faire vacciner son enfant à cet âge permet de le protéger avant toute exposition.
Les HPV sont responsables de plus de 7000 cancers par an en France. Ils concernent principalement le col de l’utérus (44 %), mais aussi l’anus (24 %) et l’oropharynx (22 %), ainsi que certains cancers du vagin, de la vulve, du pénis. Un quart des cancers liés aux HPV touche les hommes.
Vacciner dès 11 ans garantit une meilleure efficacité et permet d’éviter jusqu’à 90% des infections à l’origine des cancers liés aux HPV.
La vaccination, sûre et efficace, est recommandée pour les filles et garçons de 11 ans à 14 ans (2 doses).
Un rattrapage vaccinal est désormais possible de 15 à 26 ans révolus. (3 doses).
Les infections à méningocoque peuvent évoluer en moins de 24 heures et provoquer des formes graves de méningite, parfois mortelles. Il existe plusieurs types de méningocoque dont les plus fréquents en France sont les types W et Y en augmentation ces dernières années, notamment chez les adolescents.
La vaccination contre les méningocoques A, C, W et Y est obligatoire chez les nourrissons depuis le 1er janvier 2025. La campagne menée au collège permet d’assurer un rattrapage et de renforcer la protection des 11–14 ans.
Une seule injection offre une protection efficace et peut être réalisée en même temps que le vaccin contre les HPV.
La vaccination au collège
Des médecins, infirmiers et pharmaciens interviendront dans les établissements scolaires du 23 mars au 24 avril 2026 pour vacciner les élèves âgés de 11 à 14 ans :
Vaccination HPV : deux injections.
Pour une efficacité optimale du vaccin HPV, il est important de respecter le schéma vaccinal de 2 doses, espacées de 5 mois à 13 mois d’intervalle.Vaccination méningocoques ACWY : une seule injection.
Un courrier accompagné du formulaire d’autorisation a été remis aux parents concernés :
en format papier à retourner au collège
ou avec le lien du formulaire à signer en ligne (cliquez ici)
Ce formulaire est indispensable pour la réalisation de la vaccination.
Pour la première phase de la campagne, l’accord d’au moins un des deux parents est attendu au plus tard le 19 mars 2026.
Les vaccinations sont remboursées à 100% par l’Assurance maladie : aucun reste à charge pour les familles.
La vaccination par un professionnel de santé en ville
Tout au long de l’année, les parents peuvent également faire vacciner leur enfant auprès de leur médecin, d’un pharmacien, infirmier ou sage-femme, munis du carnet de santé de l’enfant.
N’hésitez pas à en parler à l’un de ces professionnels de santé.
(données Santé publique France)
Vaccination HPV
À l’issue de la campagne 2024-2025, la couverture vaccinale HPV à La Réunion progresse mais reste inférieure à celle observée en France hexagonale :
Chez les filles nées en 2012 : 26 % ont reçu au moins une dose et 13 % deux doses (contre respectivement 54 % et 36 % en France hexagonale) ;
Chez les garçons : 18 % ont reçu au moins une dose et 8 % deux doses (contre 44 % et 28 % en France hexagonale).
Vaccination Méningocoques
À ce jour, les données de couverture vaccinale disponibles concernent le méningocoque C (et non encore les vaccins ACWY).
Chez les adolescents de 16 ans, la couverture vaccinale atteint 63 % à La Réunion, contre 79 % en France hexagonale.
Les résultats montrent que la dynamique est engagée, mais que la mobilisation doit se poursuivre. L’objectif national est d’atteindre 80 % de couverture vaccinale contre les HPV d’ici 2030, conformément à la stratégie décennale de lutte contre les cancers.
La réussite de cette ambition repose sur un engagement collectif : institutions, professionnels de santé, équipes éducatives, associations, parents et adolescents.
Protéger son enfant aujourd’hui,
c’est éviter des cancers et des méningites demain.
À La Réunion, il est possible d’atteindre cet objectif. Ensemble, faisons de la vaccination de nos enfants une priorité de santé publique pour la génération 2030.
Afin de permettre aux parents de s’informer sur les bénéfices de ces vaccinations, une campagne d’information a été menée dans les collèges :
des séances de sensibilisation des élèves organisées par les équipes de l’éducation nationale.
des actions menées par les associations Asetis et ARSPH pour favoriser le dialogue avec les collégiens et entre les adolescents et les parents.
Cette campagne d’information s’accompagne :
- d’une affiche apposée dans les lieux de vaccination ;
->Téléchargez l'affiche - d’une émission TV Vital dédiée disponible en replay ici ;
- d’interventions de professionnels de santé en radio et à la télévision.
Retrouvez toutes les informations :
- Dans les rubriques dédiées des sites de l’ARS La Réunion et de l’ Assurance maladie
Les HPV, les maladies induites, la vaccination… : - Institut National du CAncer
- Le dossier d’information
- La vidéo informative « L’essentiel en 3 minutes » avec le Dr Jérôme Viguier, oncologue à l’Institut national du cancer
Les méningites à méningocoques, la vaccination : - Site du Ministère de la Santé, de la Famille, de l'Autonomie et des Personnes handicapées
- Questions/réponses pour le grand public - site du Ministère de la Santé, de la Famille, de l'Autonomie et des Personnes handicapées





