Les personnes placées sous-main de justice présentent souvent des problématiques de santé complexes, notamment en matière d’addictions, de santé mentale ou de perte d’autonomie. Leurs parcours sont également marqués par des ruptures de prise en charge, en particulier lors de l’entrée ou de la sortie de détention.
Face à ces enjeux, les partenaires réunis au sein de la commission Santé-Justice en décembre 2025 ont élaboré une feuille de route commune afin d’améliorer l’accès aux soins et renforcer les coopérations et la continuité des prises en charges des personnes placées sous-main de justice.
1. Actualiser les conventions entre les établissements de santé et les établissements pénitentiaires
Ces conventions définissent les modalités de coopération et d’intervention entre les acteurs de santé et de justice. Leur mise à jour permettra d’intégrer les évolutions des pratiques et les nouveaux besoins, notamment en matière de télémédecine ou de gestion des situations exceptionnelles.
2. Renforcer la prise en charge des addictions
Les conduites addictives représentent un enjeu majeur en détention. L’objectif est de structurer davantage les parcours de soins, depuis le repérage des besoins à l’entrée en détention jusqu’à l’accompagnement vers les dispositifs de soins de ville à la sortie.
3. Développer la télémédecine en détention
La télémédecine constitue un levier important pour faciliter l’accès à des spécialistes, limiter les déplacements sous escorte et garantir un suivi médical plus sécurisé.
4. Mieux accompagner les personnes en perte d’autonomie ou en situation de handicap
La feuille de route prévoit de renforcer le repérage des besoins et de renforcer l’accès aux soins, et aux dispositifs d’accompagnement pour les personnes concernées.
5. Assurer la continuité des soins entre la détention et la ville
Les actions prévues visent à mieux préparer cette transition grâce à une meilleure transmission des informations médicales et au développement du dossier médical partagé.
Fruit d'un travail partenarial, cette feuille de route fixe les priorités d'action pour les deux prochaines années et marque une nouvelle étape dans la coopération entre les acteurs de la santé et de la justice à La Réunion.





